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Ecrit par Administrator   
19-04-2007
  • Le processus démocratique est une réalité au Cameroun depuis 1990. Il est effectif depuis la promulgation de la loi sur les libertés d’associations et les partis politiques.
    En 1996, une révision de la constitution a opté pour une plus grande autonomie des territoires locaux. Seulement, cette marche vers la PARTICIPATION CITOYENNE connaît de graves difficultés dues à la faible culture démocratique qui caractérise la plupart des acteurs, particulièrement les habitants des quartiers pauvres des zones urbaines et des villages, la non préparation des élus locaux ainsi que des techniciens à une GESTION PARTICIPATIVE de L’ACTION PUBLIQUE.
  • C’est ce qui explique les nombreux débordements observés pendant la première période d’ouverture (1990/1993), débordements qui ont d’abord mis entre parenthèse la sécurité des personnes et des biens, l’assurance d’une paix durable.
  • Au lendemain des périodes électorales de 1992, 1996, 1997 et 2004, l’on a observé un mouvement plutôt contraire. Les enthousiasmes de la première période d’ouverture démocratique ont globalement cédé la place au découragement et à la résignation, surtout dans les rangs des populations marginalisées des zones urbaines et rurales.
  • Les raisons de cette résignation sont nombreuses et dépendent soit de l’ignorance des opportunités qu’offrent les lois et textes réglementaires en vigueur, soit de la non maîtrise des mécanismes de gestion et de suivi/évaluation, soit de l’inexistence des cadres (informels ou formels) de débat, de proposition, de formation continue et d’intégration dans les espaces publics de prise de parole et de décision.
  • D’autre part, les municipales de 2002 ont donné l’occasion d’investiture à la tête de plusieurs communautés locales camerounaises de conseillers insuffisamment prêts pour assumer le rôle qui leur revient. Ainsi, à la veille des prochaines consultations électorales, rares sont les communautés où un contact permanent s’est établi entre les autorités locales et leurs populations, dans un souci de construction collective, d’évaluation des besoins, des stratégies, des réalisations et des acquis.
  • Dans quelques cas plutôt, le phénomène de l’exclusion et de confiscation de la parole s’est renforcé jusqu’à l’exclusion des conseillers municipaux eux mêmes.
  • Le profond fossé entre les populations et les élites politiques s’est exprimé d’une façon dramatique, faisant de la politique et de la vie civique locale et nationale une affaire de la minorité.
  • Or nous ne pouvons plus accepter que les élus du peuple considèrent comme l’Abbé Sieyes en 1791 que : « Les citoyens nomment des représentants bien plus capables qu’eux-mêmes de connaître l’intérêt général, et d’interpréter à cet égard leur propre volonté ».
  • L’indifférence vis à vis des consultations et des processus électoraux, l’éloignement de plus en plus patent de la plupart des élus de la population, la méfiance de cette dernière à leur endroit,... sont déjà des phénomènes inquiétants pour la démocratie.
  • Conscient de cette réalité, le chantier droits de l’homme et gouvernance du Réseau National des habitants du Cameroun (RNHC), le réseau des balcons de droits et de la citoyenneté, le réseau Démocratiser Radicalement la Démocratie (DRD Cameroun) et l’ONCPE (Observatoire National Citoyen des Promesses Electorales) qui tirent des enseignements de l’expérience de Budget Participatif de Porto Alegre, une expérience fondée sur un modèle de dialogue et de concertation permanente habitants/élus/professionnels, de l’élaboration à la gestion et au suivi du budget de la municipalité), se sentent interpeller et veulent participer à la proposition d’alternatives.
  • Cela nous paraît possible à l’occasion du renouvellement des Conseils Municipaux et de la Chambre des Députés. Pour le RNHC (Réseau National des Habitants du Cameroun), le réseau des balcons de droits et de la citoyenneté, DRD (Démocratiser Radicalement la Démocratie) et l’ONCPE (Observatoire National Citoyen des Promesses Electorales), le principal mandat de l’élu politique est de rendre la parole aux citoyens, de leur permettre tout au long de son mandat de débattre et d’élaborer les politiques publiques avec les élus. Il nous faut répondre aux cris des exclus qui, chez certains, s’expriment par un silence complice, chez d’autres par le refus du jeu et du débat citoyens. Les Conseillers Municipaux et les Députés ne peuvent pas venir briguer le suffrage des électeurs tous les cinq ans, en leur promettant monts et merveilles, puis en les laissant seuls dans leur vie quotidienne affronter l’exclusion produite par les lois du marché, tandis que, eux, aux bureaux et au palais des Verts, gèrent seuls et légifèrent.
  • Une autre manière de faire qui permet aux citoyens de débattre collectivement et de décider avec l’élu est possible. Nous l’avons vue. Elle est en œuvre depuis 2004 à Batcham et Edzendouan, sur le modèle de l’expérience de Porto Alegre (au Brésil).
  • Au Cameroun, les formes que peut prendre cette nouvelle manière d’exercer son mandat d’élu sont à réfléchir avec les candidat (e) s, les partis politiques dès maintenant, et les membres des réseaux RNHC, de DRD Cameroun et l’Observatoire National Citoyen des Promesses Electorales veulent bien participer à cette recherche.
  • Ce qui nous paraît capital, c’est la volonté des futurs élus de construire tout au long de leur mandat, les lois, les politiques publiques, les budgets communaux, le budget du pays,...« avec les citoyens et non seulement « pour » eux. »
  • Cela nous paraît le seul moyen de rester fidèle au mandat des électeurs, de répondre à leurs attentes, de commencer à mettre en place une autre répartition des richesses, un autre développement social, de faire que la citoyenneté soit un réel enjeu pour tous et toutes.
  • Il ne suffit pas de nouer les alliances pour sauver tel ou tel poste de député ou de conseiller. Il s’agit de redonner du sens aux métiers de conseiller et de député, ACTEURS DU DEVELOPPEMENT SOCIAL et LOCAL et REPRESENTANT DU PEUPLE OU LEGISLATEUR. Il s’agit de choisir des représentants qui s’engagent à rompre délibérément  avec les méthodes d’antan.
  • Les lois (nous sommes un des pays d’Afrique qui en compte le plus) sont ignorées des citoyens (pourtant nul n’est sensé ignorer la loi ! ! !). Parfois, elles sont porteuses de normes pour le progrès du pays et le bien être de la population, parfois, elles sont porteuses de régression ou même représentent des atteintes aux libertés. Il faut les construire avec les citoyens.
  • Candidat (e) s aux élections municipales et législatives, partis politiques,
  • - Êtes- vous prêt (e) s à prendre en compte les propositions citoyennes pour mois de pauvreté et plus de démocratie locale dans vos professions de foi, de signer la parole des habitants sur la dette, la décentralisation et le développement local ?
  • Etes-vous prêt (e) s à prendre l’engagement d’organiser le débat préalable sur les projets de Lois et les budgets dans vos circonscriptions et de rendre compte régulièrement de vos actions et de vos votes à l’Assemblée Nationale, dans le cadre des assemblées citoyennes et civiques, organisées ou pas par la société civile, ouvertes à tous à différents niveaux du territoire dans vos circonscriptions, si vous êtes élu (e) s ?
  • Certes le vote final du BUDGET MUNICIPAL ou des LOIS appartient aux Conseillers Municipaux et aux Députés, mais en augmentant l’intérêt du citoyen aux décisions prises, les budgets et les lois émaneraient plus directement de la volonté de la population. Ainsi peut-être également, certaines lois sans intérêt collectif et/ou inappropriées et inadaptées ne passeraient pas.
  • Ainsi et aussi, le décalage entre les citoyens et la politique, la perte des repères, des règles et lois de la société qui engendrent les incivilités et les indifférences, seraient atténués.
  • Au-delà de cet engagement minimum, n’est-il pas temps d’introduire dans une législation des règles claires de réel contrôle du parlement sur l’exécutif, une articulation de la démocratie directe participative à laquelle aspirent les citoyens dans leur immense majorité et de la démocratie représentative, des règles strictes « d’accountability » qui pourront garantir l’efficacité de la fonction représentative...
  • Au RNHC, au réseau des balcons de droits et de la citoyenneté, à DRD Cameroun, et à l’ONCPE, la conviction est qu’il faut oser faire appel à la démocratie directe participative, oser la mobilisation de la population, la construction du dialogue multiacteurs pour construire une société plus juste, plus vivante, plus active, plus dynamique et plus démocratique.
  • Êtes-vous prêt (e) s à faire en sorte que les Conseils Municipaux et l’Assemblée Nationale qui seront renouvelés au terme des prochaines élections locales et législatives de 2007 s’investissent des rôles D’AGENT DE DEVELOPPEMENT LOCAL et D’ASSEMBLEE CONSTITUANTE DU PEUPLE qui organisent L’ARTICULATION ENTRE DEMOCRATIE REPRESENTATIVE ET DEMOCRATIE DIRECTE PARTICIPATIVE, condition réelle pour l’application effective des règles et des principes de la gouvernance fondée sur le CONTROLE de la POPULATION sur ses ELUS et sur le GOUVERNEMENT... ?
  • Si vous êtes prêts, alors nous vous invitons à venir discuter avec nous et à prendre en compte les propositions citoyennes pour moins de pauvreté et plus de démocratie locale  dans votre profession de foi (le calendrier sera établi et rendu public au mois de mai 2007, 
  • Et à signer la parole des habitants du Cameroun sur la dette, la décentralisation et le développement local 

 

Le comité de suivi et d’initiative du chantier droits de l’homme et gouvernance du RNHC, du réseau des balcons de droits et de la citoyenneté, le Collectif d’animation du réseau DRD Cameroun et de l’Observatoire National Citoyen des Promesses Electorales

 

Yaoundé, le 28 février 2007
 

Renvoyer les réponses des partis politiques et des candidats ou vos commentaires à: ONCPE, BP 5268 Yaoundé

Tél : 994 79 53 ou 220 10 12

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