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Budget Participatif : une délégation malgache à l’école camerounaise Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Administrator   
22-02-2012
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C’était le 16 décembre 2011 dans les locaux des Communes d’Arrondissement de Yaoundé II et VI.

La rencontre d’échanges entre les deux pays commence par l’expérience camerounaise, présentée en 1er temps ici par Luc Assamba Assamba, le maire de la Commune d’Arrondissement de Yaoundé (CAY) II.

Ce dernier présente le processus de mise en place des Comités d’Animation et de Développement (CAD) dans les 19 quartiers de sa commune, qui répond à un « but de besoin d’éducation de la population à la citoyenneté et surtout de leur participation à l’effort communale d’améliorer des conditions de vie des habitants ». Parole est donnée à  Jules Dumas Nguebou de l’Ong ASSOAL qui reprécise l’objet même de la rencontre, c'est-à-dire, un échange d’expériences camerounaise et malgache sur la mise en œuvre du Budget Participatif  (BP) avec un focus sur le processus, les points positifs et les difficultés.   

Martin Omgba Zing, responsable du Bureau d’appui au développement et de la coopération décentralisée de la CAY II, à son tour, revient sur l’expérience de la mise en œuvre du BP dans sa Commune : « l’initiative a été prise en 2007 pour amener les habitants à participer aux affaires communales et surtout rapprocher les élus de la population. En ce sens, les CAD des quartiers ont été mis sur pied. Cette approche a connu des difficultés qui ont été rattrapées dès 2009. C’est ainsi qu’avec des ONG comme ASSOAL, ASSEJA, des plans de développement de quartiers ont été réalisés pour faciliter l’appropriation des problèmes par les habitants, mais aussi par les élus et que des solutions puissent être trouvées collégialement », explique-t-il. Il termine ses propos en déclinant le processus de BP tel que implémenté dans sa localité, avec, entre autres,  le cycle préparatoire et le cycle I du BP. Au terme de ce cycle, l’Assemblée communale a été organisée lors de laquelle une dizaine de partenaires se sont engagés pour accompagner la CAY II à réaliser des projets prioritaires. Le cycle II, quant à lui, sera entamé dès 2012.

Meilleure visibilité des besoins des populations

Autre commune, autre expérience. C’est celle de la CAY VI présentée par Fabien Mbassi Mbassi, conseiller municipal de cette mairie. D’après lui, le processus est parti de la signature de la lettre d’intention en 2003 lors d’Africités. Mais ce n’est que 6 ans, plus tard, que Jean Claude Adjessa Melingui, le maire de Yaoundé VI s’est engagé à adopter le BP comme outil de gestion communale. Un dispositif qui selon Fabien Mbassi Mbassi, dans sa mise en œuvre, a permis d’avoir une meilleure visibilité dans les besoins des habitants.

Après un jeu de questions-réponses, vient au tour de Rado Rakatimandimby, accompagnateur du BP à Madagascar de dire un mot sur l’expérience malgache. En prenant la parole, il  a confirmé que les avancées du BP au Cameroun sont de loin ce qu’il imaginait du fait de ce qui a été présenté lors de la rencontre du comité multipartenaires. « A Madagascar, le BP  a débuté en 2005 par le biais de l’inter-coopération suisse, le programme mis en place avait pour but de développer des approches de gouvernance locale avec pour axe centrale la participation des populations. C’est ainsi que 5 communes se sont engagées dans l’expérimentation du BP » a- t-il expliqué. Le gouvernement malgache devrait mettre sur pied un fonds de développement axé sur la participation citoyenne, l’adoption du BP devrait  être la condition sine qua non du décaissement de ce fonds par les CA.  La journée a été clôturée par la visite du quartier Madagascar de Yaoundé II.

 
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