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Lutte contre la pollution électronique Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Administrator   
10-03-2011
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L’Atelier de démantèlement prend corps

Créé dans un contexte où prolifèrent les déchets liés à l’informatique et à l’électronique, cette unité du projet Clic Vert Cameroun veut lutter efficacement contre la pollution environnementale.

 

Beaucoup de Camerounais ignorent que les ordinateurs ou encore les vieux appareils électroniques en fin de cycle sont dangereux pour la santé humaine. Ils se complaisent à les garder dans des maisons, des bureaux, ou encore les laisser à la portée des tout-petits. Bon nombre d’individus restent indifférents aux notions relatives à la pollution de la nature et aux conséquences néfastes auxquelles les hommes sont exposés à cause des déchets des équipements électriques et électroniques (DEEE) qui pullulent dans notre environnement direct. Ces déchets contiennent pour la plupart des matières toxiques pouvant poser des problèmes de santé graves. C’est dans le but d’apporter un début de solution  à cet état de choses que l’Atelier de démantèlement des DEEE a été mis sur pied  par le projet Clic Vert Cameroun en partenariat avec Emmaus France.

 Tri-activités

En plein coeur du quartier Omnisports à Yaoundé, une petite équipe s’active à lutter à sa manière contre les dangers liés aux DEEE. « Comme tout atelier de démantèlement à travers le monde, nous nous chargeons, dans cette phase de lancement de la collecte, du traitement et de la valorisation », explique Bruno Nkanjo, chef d’atelier. La collecte les amène à négocier les contrats avec les structures de la place ou avec des particuliers pour entrer en possession des appareils hors d’usage. Ensuite, viendra l’étape du traitement qui se fait dans les locaux de l’atelier. «  Ces déchets, une fois collectés, sont enregistrés dans les bordereaux d’entrée et stockés dans le magasin, ensuite viendra l’étape du traitement qui consiste à les décomposer. Certains seront reconditionnés et d’autres destinés au tri. », poursuivit le chef d’atelier.

La dernière activité est celle de la valorisation. Il s’agit là de chercher à recycler les composants toxiques ou dangereux. Cela se fait par réemploi ou réutilisation des pièces et des ordinateurs dépannés, qui seront revendus plus tard aux citoyens, à travers la boutique informatique du projet «  Clic Vert », située au quartier Madagascar à Yaoundé. Les éléments dangereux recyclables seront reconduits vers des centres de traitements internationaux, notamment l’Atelier de Bocage en France, un des partenaires privilégiés du projet, selon Bruno Nkanjo.

 

Monnaie d’échanges

La collecte et le démantèlement des DEEE sont peu connus dans la plupart des pays du Sud, notamment le Cameroun, où beaucoup de nos concitoyens n’ont pas encore compris que « la conservation des vieux appareils électroniques est néfaste pour la santé et l’environnement ». Certains vont même jusqu’à demander une monnaie d’échanges aux équipes de pré-collecte afin de se débarrasser de leurs équipements, confie Gustave Nono, directeur de l’atelier. Même constat au niveau des entreprises : « Il n’est pas aisé d’arracher des contrats auprès des structures ou des particuliers pour collecter les déchets. Plusieurs pensent le faire moyennant une rançon, oubliant que c’est une action salvatrice que nous posons pour eux en les protégeant contre les dangers de la pollution », argue Bruno Nkanjo. Apparemment ces responsables d’entreprises publiques et parapubliques n’ont pas encore été assez sensibilisés sur les questions de responsabilité sociale et environnementale liées aux DEEE. Quelques perspectives ? Les responsables de l’Atelier envisagent, entre autres, de délocaliser ce dernier afin de trouver un cadre plus commode, mais aussi pensent à étoffer le personnel en place.

 

 
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